Les rêves

26 janvier 2019

Les enquêtes

26 janvier 2019

Pourquoi enquêter ?

Chacun de nous est empêtré dans des comportements qui immanquablement se terminent par un mal-être.

Ces comportements nous coûtent tous les jours beaucoup d’énergie, à la façon de logiciels gourmands en mémoire qui ralentissent un ordinateur.

L’énergie disponible pour nos élans, nos passions en est diminuée, parfois gravement, au point qu’avec le temps chacun de nous peut friser la dépression, voire y entrer.

Quelle est l’origine de ces comportements ?

L’enfant a un besoin vital de signes de tendresse et d’amour des personnes qui en ont la charge (le plus souvent les parents). Maintes études en ont apporté la preuve*. Aussi quand il en manque de façon aigüe, il cherche par tous les moyens ce qu’il peut faire pour qu’on s’intéresse à lui. Le maintien de cette relation quand elle est mise à mal le contraint à trouver comment la maintenir coûte que coûte, même au prix d’un sacrifice d’une partie de lui-même.  Pour s’en sortir il décide d’un comportement qui, s’il permet de survivre dans ces situations passées inextricables, est devenu totalement obsolète avec l’âge.

Sujet de l’enquête.

C’est une situation douloureuse chronique, ou tout au moins qui se répète le plus fréquemment possible et pour laquelle on a envie de trouver une solution. L’important est que l’enquêteur soit régulièrement sollicité dans sa vie présente, par des indices en rapport avec cette enquête.

Enquêter c’est partir à la recherche de l’instant précis où dans le passé nous n’avons pas eu d’autres solutions que de décider d’adopter ce comportement.

Le comprendre avec notre maturité d’aujourd’hui permet peu à peu d’en devenir libre.

Accumuler les indices.

Où puiser ces indices ? D’abord dans les évènements quotidiens qui réveillent cette même douleur, mais aussi dans tous les souvenirs qui lui font écho, et enfin dans les rêves qui en parlent souvent de façon très précise.

Organiser les indices

Ces différents indices mettent d’abord en lumière un comportement analogue qui précède le mal-être final.

En poursuivant l’enquête, des indices prennent leur place et un scénario se dessine, jusqu’à ce qu’un jour un souvenir plus puissant que les autres remonte. Notre chercheur retrouve dans son passé, les circonstances et les raisons de la décision d’adopter ce comportement qu’il ne comprenait pas. Cette fois il en saisit tout le sens.

Il se revoit désespéré du manque d’amour et revoit le moment où une idée géniale lui est venue, lui redonnant l’espoir de recevoir l’attention et l’amour de celui ou celle, qui ce jour-là s’occupait de lui.

Qu’est-ce que cela change ?

A partir de cette prise de conscience, il sait définitivement ce qui a motivé ce comportement.

Il a compris l’origine de son fonctionnement et prend conscience de son décalage avec la réalité d’aujourd’hui, car non seulement cette façon de faire s’avère inefficace, mais elle produit l’effet inverse en éloignant ceux qu’il aime. Il fait fausse route. Il en a la conviction intime.

Cette prise de conscience fait qu’il acquiert la possibilité de ne plus céder à ces comportements. Avec un peu d’entraînement, il pourra arrêter ce logiciel malveillant qui ralentissait son processeur pourtant très puissant.

Il peut alors se rapprocher de ceux qu’il aime, non plus en utilisant cette stratégie obsolète qu’il a découverte, mais en percevant dans l’instant présent ce qui serait bon pour lui et pour eux, et les réunirait dans un instant chaleureux.

Au lieu d’attirer ce mal-être chronique, il a une énergie à nouveau disponible pour entreprendre, construire, vivre ses passions présentes, ses amours présents.

Des exemples de personnes venues enquêter

Tout comportement répétitif lié au passé s’appuie sur un principe de même nature.

L’enfant se coule dans n’importe quel moule, si celui-ci lui permet d’obtenir un minimum d’attention de ceux qui en ont la charge, surtout s’il a peur de les perdre.

Cependant les scénarios peuvent être extérieurement très différents les uns des autres :

Pour une femme, elle souffre de se se vouer à des causes qui la détournent de sa propre vie. Elle découvre qu’elle a dû, enfant, choisir de se sacrifier en restant auprès de sa mère qui souffre l’absence du père. Pour y parvenir elle a appris à se couper  de ses désirs personnels.

Pour une autre, elle a une estime d’elle-même très dégradée et supporte l’inacceptable. Elle découvre dans son passé que dans un moment où enfin elle allait pouvoir goûter le plaisir d’un moment intime et chaleureux, cet instant a dérapé par méconnaissance de l’enfant et maladresse de l’adulte vers une ambiguïté sexuelle. Elle s’est sentie si honteuse, si sale qu’elle se croit un déchet immonde.

Pour un homme il se méfie des groupes, vit en solitaire ou se sent régulièrement rejeté par eux. Il découvre d’abord qu’il est persuadé que chacune de ses arrivées dans un groupe va rompre l’harmonie ambiante, puis un jour prend conscience que sa naissance a déséquilibré le couple de ses parents et qu’il s’en est senti coupable.

Un autre enfin, est persuadé qu’il ne mérite pas un  véritable amour, mais doit survivre avec des miettes. Il découvrira qu’il est né après la mort d’un frère plus âgé et que sa mère ne s’en remet pas. Enfant, il n’obtiendra d’elle que de rares moments d’attention, son esprit de mère restant focalisé sur le souvenir de cet enfant disparu. Il se perçoit comme un sous-produit, qui ne ressemble en aucune façon à cet enfant mort et idéalisé.

Et ainsi de suite…